Une magnifique monographie des oeuvres de Serguéï TOUTOUNOV est disponible chez le peintre.

Cet ouvrage, d'une haute qualité d'impression, présente 240 reproductions de tableaux accompagnées des commentaires du peintre, ainsi qu'une biographie et une analyse de sa peinture par un critique d'art de Moscou. Les textes sont rédigés en français, russe et anglais.

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«Serguêï Toutounov -
"Père et Fils"» -70€
«Serguêï Toutounov -
Les Quatre Saisons»
-75€
Réédition 2010
«Serguêï Toutounov - 2001»
-35


Le deuxième livre «Les Quatre Saisons»ne répète pas le premier «Serguêï Toutounov -2001», excepté deux tableaux en couleur. Quelques tableaux blanc-et-noirs sont présentés dans le deuxième livre en couleur. Le deuxième livre est la suite du premier. Dans le premier livre du tableau sont commentés du point de vue historique. Dans le deuxième livre du tableau sont commentés du point de vue d'art, pour pratiquant la peinture. On donne certains conseils professionnels.

Troisième tome comporte d'une part, 170 reproductions de mes nouveaux tableaux, et d'autre part – ce qui est une vraie nouveauté – 120 reproductions des tableaux de mon père, qui était un célèbre peintre moscovite.
Puisque le thème que j'ai choisi est la tradition, j'ai inclus dans ce livre un grand nombre de commentaires et de conseils
pratiques destinés aux peintres débutants.
Ce livre comporte  également une partie consacrée au matériel que j'utilise pour la peinture (pinceaux, couleurs, vernis, etc…)
J'espère que cette information permettra aux amateurs de peindre avec encore plus de plaisir et de satisfaction.
Je dois vous dire aussi que la qualité des reproductions dans ce livre est tout à fait exceptionnelle. Je vous conseille de commander ce troisième tome par la poste, dans des délais raisonnables, car le tirage de ce livre est limité.
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Les exemples des commentaires du livre «Serguêï Toutounov - 2001»
Ce hameau perdu se trouve à quelques deux cents kilomètres de Nijni-Novgorod. En hiver, il n’y vit qu’une petite vieille dans la première maison que vous voyez à droit. Une nuit, ayant pris du retard pour un tableau, j’a demandé à passer la nuit dans cette maison (on n’a jamais entendu parler d’hôtel dans la région). Dans un coin de l’unique pièce, un petit veau qui venait de naître quelques jours auparavant se reposait sur du foin. Toute la nuit, les loups rôdèrent autour de la maison. Deux semaines après, j’exposais ce tableau lors d’une exposition à Versailles. Des visiteurs élégants, la civilisation, la culture… De nos jours, avec l’aide des medias, l’exotisme n’étonne plus personne, et pourtant j’éprouvais un sentiment bizarre en regardant ce tableau.
Russie 1992 – La taille de la reproduction est exactement celle du tableau original. A propos de ce tableau, je voudrais faire une petite comparaison. Ce tableau (8 x 11 cm =88cm²) est 150 fois plus petit en surface que le tableau intitulé « Neige de Février » (?23-135x96=12960 cm²), mais son contenu a la même portée émotionnelle. Il semble évident, que la joie, la tristesse, le ravissement, c’est-à-dire tous les composantes de l’art ne se mesurent pas et ne s’évaluent pas au mètre carré. Néanmoins, dans la majorité des guides d’art, la cote de peintre se calcule directement sur la base des surfaces de tableau. Il est vrai que les écrivains sont payés au nombre de pages. Mais comment peut on mesurer la qualité ? Je voudrais en appeler à une juste réflexion parce que les volumes et les étendues sont des imperfections, et la densité et la concentration sont des qualités.
Ici je voudrais faire une parenthèse importante, et si le lecteur de cette monographie souhaite rester serein, il peut ne pas lire cette page, d’autant plus que ce qui est dit n’a pas grande chose à voir avec la peinture.
J’ai dû me rendre à l’évidence que le paysage que j’ai peint à Boutovo est aujourd’hui méconnaissable. A la place de la maison, il y a maintenant une station d’essence et l’autoroute passe juste à côté. En 1996, quand j’avais peint ce paysage il était certainement semblable à celui des 30-50. A cette époque, la route qui partait de cet endroit peint, tournait vers le bois, situé à quelques mètres. Le bois existe toujours. C’est dans ce bois, qu’entre 1935 et 1953, les communistes ont fusillé environ 120 000 personnes, dont la liste des noms est maintenant établie. Il y a quelques années, une église en bois a été construite sur ces fosses communes (?104). J’ai eu la grande chance de contribuer, bien que modestement, à sa construction. Si l’un de mes lecteurs visite un jour Moscou, alors je lui conseille vivement de passer à Boutovo. Je pense qu’il ne partira pas de ce lieu sans un enrichissement moral.
Les points noirs sur toute la toile sont des débris de coquillages et du sable. Le vent était d’une telle force, qu’il ne soulevait pas, mais balayait les vagues. Il n’est certes pas très commode de peindre à l’extérieure dans ces conditions, en revanche cela m’a permis de ressentir la réalité du moment. Ce qui a été, je l’espère, plus ou moins retransmis sur le tableau.
Les exemples des commentaires du livre «Serguêï Toutounov - Les Quatre Saisons»
La beauté principale d’une nature morte émane de sa composition. Une composition mal finie, surtout dans une nature morte, ne pourra jamais être compensée par d’autres éléments de peinture ; il faut la construire comme une œuvre d’architecture. En prenant l’exemple des natures mortes, il est plus facile d’explique les règles de bases de la composition et la mise en forme de l’espace sur la tableau, ce que je vais essayer de faire plus loin dans le livre.

La grille à Crespières. En rapport avec cette œuvre j’aimerais évoquer une règle de peinture qui doit être primordiale. Je crois que le plus difficile pour un artiste est de trouver un sujet de peinture. L’aspect le plus difficile de ce métier, c’est la quête, c’est-à-dire le moment où l’on ne sait toujours pas ce que l’on va reproduire. Si, ayant trouvé quelque chose, on doute encore sur le fait que cela vaille la peine d’être représente, c’est un signe infaillible que l’on n’a pas encore trouvé ce que l’on souhaite. On ne doit se mettre à travailler que si seulement on ne peut pas ne pas peindre ce que l’on voit. Un tel degré de désir est indispensable. Si l’on ne ressent rien de tel, alors il faut continuer à chercher. Le processus qui consiste à chercher un sujet est avant tout pour un peintre, la quête du désir intense de représente ce qui s’offre à nos yeux. Ce tableau me rappelle le temps que j’ai passé à chercher un sujet de peinture, - j’avais parcouru en tout une centaine de kilomètres.
Concernant cette nature morte, voici quelque commentaires sur sa composition. C’est d’abord une composition pyramidale typique, avec un élément central très dominant, qui est dans un même temps i’axe de symétrie de la nature morte et la masse centrale. J’introduis la symétrie en toute conscience, à l’image de ce qui est créé symétriquement dans le monde (bien que rien ne soit parfaitement symétrique). Alors qu’une légère asymétrie est une caractéristique naturelle de la vie, l’absence totale de symétrie est la chaos, c’est-à-dire quelque chose d’hostile à l’harmonie. Bien que le point de vue actuel tende vers le contraire, je persiste à penser qu’une œuvre doit être avant tout harmonieuse.
Cette Charrette se trouve juste à côté de la route qui va de Versailles à Maule. Voici déjà de nombreuses années qu’elle est abandonnée à l’endroit même où s’élevait il y a bien longtemps une ferme. Il est étonnant pour notre époque, que personne n’ait encore songé à l’emporter quelque part, tandis que chaque année qui passe lui confère un peu plus le statut d’antiquité. Mais il est vrai que cette route sont très honnêtes. C’est pourquoi je leur dédie avec gratitude cette toile.
Les Marguerittes sont parmi les fleurs les plus difficiles à reproduire en peintre. Il ne faut pas oublier qu’un bouquet de fleurs fines <<se construit>> en un groupe désordonné, et non pas en un système de fleurs. Tout groupe renferme une certaine quantité de fleurs et un caractère qui lui est propre. L’union de ces groupes confère au bouquet sa beauté vivace, de même que la disposition des étoiles en constellation irrégulières fait la beauté d’un ciel nocturne. Or si l’on peint chaque marguerite séparément, il en résulte un bouquet aussi morne que si l’on avait suspendu à un plafond plusieurs ampoules identiqes.

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